Bulletin d'information

01.09.2014

Inquiétudes concernant de nouvelles substances détectées dans les eaux de la Meuse

Categorie: Nieuws, Nouvelles

Valeurs cibles dépassées dans 10 % des mesures
En 2013, de 'nouvelles substances', telles que des résidus médicamenteux, ont à nouveau été détectées dans les eaux de la Meuse. C'est ce que révèle le rapport annuel "La qualité des eaux de la Meuse en 2013" (1) de la RIWA-Meuse, l'association internationale de sociétés d'eau potable qui utilisent l'eau de la Meuse comme source d'approvisionnement pour la production d'eau potable. D'une étude récente (2), il ressort que des résidus médicamenteux se retrouvent en très faibles teneurs dans l'eau potable produite. Pour conserver une qualité d'eau potable irréprochable, la RIWA plaide pour l'établissement de normes pour ces substances présentes dans les eaux superficielles, afin que moins de résidus médicamenteux n'aboutissent dans les rivières.



Des normes sont souhaitables pour les résidus médicamenteux

En 2013, tout comme les années précédentes, les valeurs cibles fixées dans le mémorandum relatif à la protection des cours d'eau européens (3) ont été dépassées dans plus de 10 % des mesures de teneurs en résidus médicamenteux, produits de contraste utilisés en radiologie et perturbateurs hormonaux: toutes des substances pour lesquelles il n'existait jusqu'ici aucune norme concernant leur présence dans les eaux superficielles. La cause principale de cette présence est l'utilisation de médicaments dans les ménages et les hôpitaux.

L'eau potable produite à partir des eaux de Meuse demeure sûre et fiable grâce à des prélèvements sélectifs d'eaux de rivière et des techniques éprouvées de potabilisation des eaux. Une étude récente a démontré que les teneurs enregistrées dans l'eau potable sont tellement faibles que les risques pour la santé sont quasiment négligeables. La RIWA insiste toutefois pour attaquer la problématique des résidus médicamenteux à la source afin de pouvoir également à l'avenir produire de façon naturelle de l'eau potable fiable à partir des eaux de la Meuse; il vaut, en effet, mieux prévenir que guérir. Le gouvernement néerlandais a récemment déclaré dans sa note de politique relative à l'eau que des mesures seront étudiées, axées sur la prévention et la lutte à la source, à savoir: des mesures relatives à la production et à la prescription de médicaments et aussi au traitement des eaux usées. Une approche à laquelle la RIWA souscrit pleinement.

 

Une harmonisation internationale indispensable

De nouvelles substances, telles que des médicaments, sont utilisées dans l'ensemble du district hydrographique de la Meuse et aboutissent, après utilisation, dans les eaux superficielles. L'approche de cette problématique nécessite une harmonisation à l'échelle internationale. Le plan de gestion du district hydrographique de la Meuse qui doit être fixé au sein de la Commission Internationale de la Meuse pour fin 2014 constitue à cet égard une occasion rêvée.

 

Interdiction en matière d'utilisation d'herbicides chimiques

Malgré la tendance à la baisse concernant les dépassements de normes en matière de produits phytopharmaceutiques enregistrés dans les eaux de la Meuse, ces substances demeurent problématiques. En ce qui concerne l'herbicide dénommé glyphosate, nous constatons depuis des années qu'environ 20 % des mesures dépassent les normes fixées pour les eaux superficielles. La RIWA est dès lors ravie que la Chambre des Représentants aux Pays-Bas ait décidé en mars 2014 d'interdire totalement l'utilisation d'herbicides chimiques sur les sols revêtus et les terrains de sport. Elle espère que l'utilisation de cette substance par les particuliers sera également interdite.

Ainsi, les dépassements de normes relatifs au glyphosate enregistrés dans les eaux de rivière appartiendront au passé.

 




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